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Chantiers de l’archéologie

A l’instar de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, on ne peut parler d’investigations archéologiques au Burkina, qu’après la mise en place de l’administration coloniale.

De nombreux agents, amateurs de choses anciennes, vont, conformément à une certaine politique « nationale », récolter des vestiges. Une décennie après les indépendances, les recherches archéologiques plus systématiques, sont toujours assurées par des chercheurs occidentaux. A partir des années 70 des africains prennent part aux investigations, avec des thèmes plus précis.

La recherche vise maintenant la compréhension de questions plus archéologiques tel le problème de néolithisation, la métallurgie ancienne, etc. A cela sont associées des préoccupations relatives à la formation des archéologues, et qui donnent lieu à l’ouverture d’un chantier école de fouille archéologique à vocation sous régionale. Après un demi siècle d’investigations, la recherche archéologique au Burkina somme toute embryonnaire reste tout de même une réalité à travers un certain nombre programmes.

Notre propos consistera à présenter un bref état des connaissances et ensuite, les programmes les plus récents.

Les chantiers, que nous allons décrire, s’inscrivent tous dans le cadre de recherches fondamentales et de promotion de l’archéologie au Burkina. Ils sont surtout réalisés par les chercheurs de l’Université de Ouagadougou et plus précisément le Laboratoire d’Archéologie.

Leur nombre, apparemment dérisoire, s’explique par le nombre très limité d’archéologues « officiels ». En effet, la recherche archéologique ne se fait qu’au sein de l’université, les autres institutions en charge du patrimoine culturel, tel le ministère de la culture n’en faisant pas.

Néanmoins notons que depuis que ce ministère en a en charge le tourisme, il est préconisé un inventaire des sites archéologiques. Il faut déplorer le manque de coordination inter institution en matière de recherche archéologique. Ainsi c’est près de deux ans après sont début d’exécution que le programme ECOPAS, qui a un volet archéologique dans la protection et la mise en valeur du Parc W a pris attache et de façon timide avec les archéologues burkinabè.


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Dernière mise à jour du site : 28 septembre 2007
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