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Armées et armes dans les empires du Soudan occidental

DIALLO Boubacar Séga et YATTARA Elmouloud
(Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines (FLASH), DER Histoire- Archéologie, université de Bamako,)


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III- Armes et armée dans l’empire Songhoy

A- Les origines de l’empire Songhoy

Une partie de l’armée du Mali passa sous le commandement du Songhoy.

L’armée songhoy, puissante machine de conquête organisée par Soni Ali ber qui l’avait ouverte à tous les hommes valides, devint une armée de métier sous Askia Mohamed.

B- L’armée et l’armement au Songhoy

L’armée songhoy était composée de nobles, d’hommes libres et d’esclaves surtout sous Askia Mohamed.

L’armement comprenait là aussi des flèches empoisonnées des lances, des sabres, des javelots. Au Songhoy plus qu’’ailleurs les armes de pêche et de guerre se confondent c’est le cas du Zogu, du Naji traditionnellement utilisés pour chasser l’hippopotame.

C- L’armée des empereurs Songhay

Les empereurs Songhay étaient les chefs suprêmes de l’armée placés sous le commandement de généraux. Ces généraux qui appartenaient au clan noble des San pouvaient être cumulativement gouverneurs, dignitaires à la cour ; princes possessionnés d’empire.

-  La cavalerie songhay : ce corps d’élite de l’armée, était composée surtout de nobles qui portaient parfois une armure légère.

La cavalerie avait une grande importance pour les Askia, une classe servile spéciale était chargée de la nourriture et de l’entretien des chevaux. Comme le Wagadu, l’empire Songhoy devait posséder des chevaux de bonne race, le climat du Songhoy, mais aussi du Masina convient à l’élevage du cheval.

Le Tarikh El Fettach parle de 18.000 cavaliers de l’Askia, qui devaient être excellents.

On sait qu’en 1591, Ishaq II et sa cavalerie s’étaient rendus d’abord à Sokolo (Kala) car ils se disaient que l’armée marocaine allait arriver par Walata. Quand il appris que le renégat Djouder et ses troupes avaient pris la route en direction d’Araouane, il revint précipitamment avec ses cavaliers à Gao. Ce qui représente une longue chevauchée.

-  Les fantassins : l’armée songhay en 1591, pouvait aligner 30.000 fantassins, armés d’arcs, de flèches, de lances, de javelots. Ils portaient des boucliers en cuir ou en paille tissée.

Les plus braves des fantassins portaient des bracelets en or pour les différencier des autres.

-  La flottille : il y avait sur le fleuve une flottille de guerre de près 400 pirogues chargées de la guerre, mais aussi de la surveillance du territoire. Cette armée qui a conquit un vaste empire qui couvrait une grande partie du Soudan Occidental sera écrasée.

Le renégat Djouder, envoyé à la conquête du Songhoy par le Sultan Moulay Ahmed El Mansour avec une armée de mercenaires européens (espagnols, Français, Anglais au nombre de 2000) des Marocains (1500) munis d’arquebuses et de lances mis les Songhay en déroute à Tondibi en 1591.

Les Songhay, armés de lances, de flèches, de javelots avec (30.000 fantassins) de cavaliers ( plus de 10.000) abrités derrière des bœufs attaquèrent.

Dès les premiers coups de feu, le troupeau s’emballa et au lieu d’attaquer les troupes de Djouder, se tourna contre les Songhay.

L’armée Songhay fut massacrée, les fantassins de choc furent les seuls à ne pas fuir. Ils s’essayèrent sur leur bouclier, les mercenaires puisqu’ils étaient venus là surtout pour l’or, les égorgèrent et s’emparèrent de leurs bracelets en or.

Askia Nouhou reconstitua l’armée Songhay évita depuis la défaite de Ouamé à la fin de l’année 1591, les batailles rangées, et harcèlera les Marocains.

Mais jamais, rien ne sera comme avant l’empire Songhoy progressivement disparu avec son armée.


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Bibliographie :

-  Camara Seydou : Le Manden des origines à Sunjata, Mémoire de fin d’études. Ecole Normale Supérieure DER Histoire- Géographie, 1977, 84 Pages.
-  Diakité Drissa : Le Massaya et la société Manding : Essai d’interprétation des luttes socio-politiques qui ont donné naissance à l’empire du Mali au 13ème siècle, thèse de 3ème cycle Université de Paris I Panthéon , Sorbonne 1980, 262 Pages.
-  Devisse Jean ; Diallo Boubacar Séga : Le seuil du Wagadu catalogue des vallées du Niger, le Seuil 1993 PP 103- 115.
-  Diallo Boubacar Séga : L’épopée Soninké, scénario, 1997, 47 Pages.
-  « Le mouvement Almoravide et l’arrière plan Soudano-nigérien ». Colloque International sur le mouvement Almoravide, Nouakchott 14-15-16-17 Avril 1996, Masadir cahier N°2 1999, PP 127-132.
-  « L’empire du Wagadu », Ghana- FLASH, Université de Bamako, 2001, 48 Pages.
-  « Le cheval, un bel ami de l’homme », scénario 1999, 27 Pages.
-  « Les origines du Ghana Wagadu » à paraître.
-  Patrick Munson : “Archaeology and prehistoric origins of the Ghana empire”. The Journal of African History vol 2, 1972 PP 457- 466.
-  Sarr Mamadou : L’empire du Mali, 1991, 100 Pages
-  Zerbo KI Joseph : Histoire de l’Afrique d’hier à demain, Hatier 1978, 731 Pages


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Dernière mise à jour du site : 28 septembre 2007
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