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Chantiers de l’archéologie

Le programme archéologique de la Boucle du Mouhoun

KOTE Lassina
(Maître Assistant en Archéologie et Préhistoire. UFR/SH, université de Ouagadougou)


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Le Mouhoun, encore appelé Volta Noire est l’un des principaux cours d’eau du Burkina.

En 1997 un programme de recherches sur les « économies de production et les innovations technologiques » réunissait des chercheurs de l’université de Paris X Nanterre, puis de Sandiégo Caroline et de l’université de Ouagadougou.

Après une interruption de deux ans ce programme a repris en 2004.

Objectifs et Méthode

Les questions relatives à la néolithisation en Afrique subsaharienne ont toujours soulevé des polémiques au sein des spécialistes. La question était encore plus cruciale au Burkina où peu d’études systématiques y avaient été consacrées. Ce programme devait alors nous permettre de caractériser le néolithique dans ses grades lignes et dans ses particularités relatives à la zone d’étude, son évolution et enfin le passage progressif de l’outillage lithique à celui en fer. C’est ce qui justifiait le titre du programme : « Développement des économies de production et innovations techniques dans la boucle du Mouhoun ».

Nous avons alors préconisé une approche régionale, d’où la prospection d’un espace de 15 à 20 km autour de Douroula, à 25 km de Dédougou, chef lieu de la province du Mouhoun.

La caractérisation et la cartographie des différents types de site a été suivie de sondages ciblés. Il a ainsi été recueilli une importante quantité de vestiges de nature variable relatifs aux structures d’habitation, à la culture matérielle et au système économique.

Les résultats

L’organisation des buttes anthropiques suggère que leurs occupants vivaient en villages plus ou moins groupés, dont les plus petits avaient trois concessions et les plus grand 17. Dans un village les concessions étaient distantes de 150 m maximum les une des autres. La distance entre les villages variait de 2,5km à 5km.

Les villages étaient composés de cases circulaires construites en torchis et au sol damé aux gravillons ferrugineux. Le sol de la cours connaissait le même traitement. Certaines cours étaient pavées aux tessons de céramique [1].

Certains villages, produisaient du fer, en témoignent les nombreuses structures de réduction et les mines d’extraction du fer. Les mines sont des carrières à ciel ouvert ou des champs de puits. Les structures de réduction (fourneaux) sont creusées dans le sol sur environ 50cm, surmontés d’un mur en torchis, probablement de forme tronconique pouvant atteindre 2m de hauteur. Ces fourneaux fonctionnaient par induction directe.


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[1] Voir Figures 19 et 20 en documents annexés


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Dernière mise à jour du site : 28 septembre 2007
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