

Depuis la période coloniale jusqu’à la fin des années 80, des programmes variés de recherches ont été réalisés dans le domaine de la recherche archéologique.
Il en est ainsi des premières collections réalisées pas les agents de l’administration coloniale et qui donnent lieu en 1959 à une synthèse sur l’archéologie et la préhistoire de la Haute Volta (MAUNY R. 1957). L’attention portait surtout sur les belles pièces en l’occurrence les haches polies et les constructions monumentales telles les ruines du Lobi.
A partir des années 60 l’approche est beaucoup plus systématique. Ainsi les contextes de trouvaille (sites) des vestiges sont décrits et les thèmes tel celui des gravures rupestres attirent l’attention. Des thèmes bien circonscrits sont abordés.
Ainsi entre 1972 et 1974, Andah Bassey entreprend dans le nord et l’ouest du Burkina des recherches sur le Néolithique. Ce thème est particulièrement prisé car de 1989 à 2000 un programme conjoint entre le Laboratoire d’archéologie de l’Université de Ouagadougou et celui d’Archéologie et d’archéobotanique de l’Université J. W. GOETH de Frankfort traite de l’évolution du milieu et du mode de subsistance en milieu de savane au cours de l’holocène.
Le thème de la métallurgie a aussi été très développé, notamment à travers les travaux du professeur Jean Baptiste Kiethéga et de nombreux mémoires de maîtrises soutenus au laboratoire d’archéologie.
Au regard de ces travaux, il ressort que les espaces du Burkina ont été occupés depuis le paléolithique moyen. En témoignent quelques bifaces trouvés sur certains sites du nord du pays. La période la mieux représentée est celle du Late Stone Age (LSA) pour emprunter à la terminologie anglophone. Cette période est caractérisée dans un premier temps par le développement d’une industrie microlithique sur roche siliceuse et sur quartz. A ces microlithes sont progressivement associé de la céramique et de l’outillage poli à partir de 2500 avant J.C.
Cela semble introduire la période néolithique même si les preuves de domestication d’espèces animales et végétales ne commencent à être abondantes sur les sites fouillés qu’à partir du début de l’ère chrétienne. Autour de 500 avant J.C débute la production du fer comme peut en témoigner les nombreux amas de scories et les bases de fourneaux dont certains ont été fouillées.
La métallurgie du fer qui est l’un des thèmes les mieux étudiés de l’archéologie burkinabè a abouti à de nombreuses traditions qui se retrouvent encore au sein de certaines communautés du pays.
Par ailleurs de nombreux autres vestiges, relatifs aux pratiques funéraires, à l’architecture, à l’art, etc. indiquent qu’entre le début de l’ère chrétienne et le 15è siècle une certaine dynamique socioculturelle se met en place avant l’arrivée des Nakomsé. Ces conclusions remarquables sont étayées par des chantiers plus récents.