

L’activité économique principale des Bassè est l’agriculture, comme pour la grande majorité des populations de la région. Ils pratiquent essentiellement une agriculture de subsistance fait de vivriers et de palmiers à huile. Les produits agricoles de base sont le maïs, les ignames, les arachides, le sésame, le fonio, le pois d’Angol, le haricot, le riz, le manio, le mil et les légumes. Des cultures d’exportation, le coton est le seul produit qui semble trouver grâce aux yeux des Bassè, mais ils ne le font pas en très grande quantité et ne lui accrodent pas non plus une importance décisive. Toute la préférence est en revanche reportée sur le palmier à huile qui a une valeur symbolique de premier choix dans le système conceptuel des Bassè. Cette valeur, nous la verrons thématisée dans la problématique essentielle de cette étude, à savoir l’occupation du sol et ses enjeux socio-politiques, voire économiques.
Les autre activités n’ont qu’une valeur secondaire. Les villages bassè ne possèdent pas de marché. Aussi fréquentent-ils les places de Kpatégan (qui s’anime les lundis) et de Gleï où ils échangent les récoltes de leurs champs contre des produits manufacturés. Gleï qui s’anime les mardis, est un important marché qui draine des opérateurs économiques de toutes les parties du pays, même de Lomé. A part cela, les Bassè font un peu de chasse, qui se déroule soit individuellement, soit en groupe, pour périodiquement ramener un peu de viande dans les foyers.