

Ainsi, en 1932, le gouverneur Robert de Guise, qui avait succédé à Bonnecarrère au Togo, décida, dans l’application de sa politique d’assainissement des finances publiques, de demander à la société le payement d’une taxe de 5% sur son chiffre d’affaire [8].
En 1935, l’administration du gouverneur Bourgine, remplaçant de De Guise, estima que les dépenses d’électricité, qui s’élevèrent à 733 000 francs, étaient excessives et constituaient un sacrifice trop lourd imposé au Territoire [9].
Mais, en 1937, à cause des difficultés financières qu’elle connaît, l’Industrielle coloniale finit par accepter la fusion avec la société ‘’Union électrique coloniale’’ (UNELCO) [10], chargée désormais de la poursuite des travaux.
Le 1er septembre 1939, la Seconde Guerre mondiale commence. La perturbation des transactions commerciales internationales rendant très difficile l’importation des matériels nécessaires, le pétrole et le gaz, et la situation politique trouble à Lomé, où les Français étaient divisés entre gaullistes et vichystes, ralentirent les travaux, qui ne reprendront véritablement qu’au lendemain de la guerre.
[8] ANT 5G3. Lettre de Bénédic au gouverneur de Guise, le 12 nov ; 1932.
[9] ANT 7APA 11. Procès-verbal et rapport du comité chargé d’étudier les réformes susceptible d’être réalisées au Togo. 1935.
[10] L’UNELCO était une société anonyme créée en 1929 par la société Sud-Lumière et la Banque de l’Afrique Occidentale (BAO). Elle était contrôlée par la Lyonnaise des Eaux et de l’Eclairage, par l’intermédiaire de la filiale Sudener, du groupe Mercier. Elle avait des concession en Algérie, en Tunisie, en Nouvelle-Calédonie, au Dahomey et en Centrafrique.