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Etudes et analyses

Les sources de l’histoire de la santé au Sénégal. Problèmes méthodologiques et de collecte des données

NDAO Mor
(département d’histoire, UCAD)


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L’histoire de la santé représente un vaste domaine d’étude qui commence à être exploré depuis quelques années.

Toutefois la nature encore modeste offerte dans les recherches par les questions relatives à l’histoire de la santé nous amène dans le cadre de ce travail, à suivre et à approfondir la réflexion sur les sources et problèmes méthodologiques.

1. La mise en place des structures de santé au Sénégal

Bien avant la constitution de l’AOF, la France avait mis en place les bases d’une politique sanitaire dans les colonies aux fins de répondre aux impératifs de mise en valeur et de protection de l’élément européen. Les priorités médicales furent d’abord centrées sur le développement de l’hygiène, le contrôle des grandes endémo-épidémies et la mise en place des structures sanitaires.

Au Sénégal, l’analyse historique des pratiques de la médecine coloniale indique la mise en place de structures sanitaires dès le début du XXe siècle. La création de l’inspection des services sanitaires par l’arrêté du 3 novembre marque la première phase d’organisation de la santé en AOF.

L’arrêté du 8 février 1905, en créant le service de l’Assistance Médicale Indigène (AMI) lui conféra la charge de dispenser à titre gratuit les soins médicaux aux populations africaines, des conseils d’hygiène, de répandre la vaccine et de promouvoir la protection maternelle et infantile.

En 1909, l’Inspection des Services Sanitaires et Civils, créé en 1908 pour la prise en charge de l’AMI, des épidémies et de la vaccine, voit ses attributs s’élargir à l’hygiène et à la salubrité avant de prendre le titre d’Inspection des Services Sanitaires et Médicaux en 1913.

Après la Grande Guerre, l’œuvre sanitaire reçut une nouvelle impulsion avec la création en 1918 à Dakar, d’une 2cole de Médecine dont la vocation première fut d’offrir un cadre à l’instruction des médecins, pharmaciens, infirmiers et sages-femmes destinés à servir comme auxiliaires dans le cadre de l’AMI en AOF.

La décennie 1930-1940 inaugure une nouvelle phase avec la mise en place d’une médecine de masse, préventive et sociale qui se substitua à la médecine individuelle et curative.

La deuxième guerre mondiale voit la réorganisation, le 18 juillet 1942 des services de santé de l’AOF désormais centralisés à Dakar ainsi que la dissolution l’Inspection Générale des Services Sanitaires Médicaux - dont les statuts n’étaient plus en phase avec les réalités de la guerre - transformée en Direction Générale de la Santé Publique. La même année, fut crée l’Inspection Médicale des écoles.

Au lendemain du second conflit mondial, les priorités sanitaires se recentrent sur la santé infantile (vaccinations de masse, lutte contre la malnutrition et les maladies infantiles notamment la rougeole et la coqueluche) sous la pression d’une opinion internationale de plus en plus sensible au sort des populations des colonies et remettant systématiquement en cause la politique coloniale en matière de santé infantile.

Durant cette période, une impulsion fit donnée à la recherche avec la création de structures de recherche à l’image de l’Organisme d’Enquêtes pour l’Etude Anthropologique des Populations Indigènes de l’AOF en 1945 transformé en Organisme Permanent de Recherche pour l’Alimentation et la Nutrition Africaines (ORANA) en 1952.

Quant à la lutte contre les grandes endémies, elle se renforce avec la mise en place, le 26 décembre 1957, de l’Organisation Commune de lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE).


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Dernière mise à jour du site : 28 septembre 2007
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